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samedi 21 décembre 2013

POème.. Pressurisation urbaine



Pendaison émasculée des injuriés,
tu grènes les rafles dans ton bréviaire.
Conglomérat excédé des courtisés,
tu démènes le rabais de ton aumônière.

Ainsi font la ronde des feuilles envolées au chapeau marronnier..

Papillon écrasé des trépassés,
tu draines les marées de leurs ossuaires.
Ville écartelée de surclassés,
tu gangrènes la mariée d’ode mortuaire.

Ainsi font la ronde des papiers sulfurisés au jardin bigarré..

Poumon émacié des angoissés,
tu égrènes les épines de leurs rosaires.
Cité acérée de privilégiés,
tu réfrènes le mépris de ton dictionnaire.

Ainsi font la ronde des journaux froissés au portail barbouillé..

Portillon lacéré des déchaussés,
tu crènes les larmes de leurs suaires.
Bourgade entaillée de consacrés,
tu parraines la larve et son annuaire.

Ainsi font la ronde des bulletins bouchonnés au parvis pommelé..

Piémont estropié des suppliciés,
tu entraînes les piloris de leurs misères.
Métropole asséchée de ratifiés,
tu anxiogènes le pilotis de ta jarretière.

Ainsi font la ronde des cahiers déchirés au trottoir maculé..

Pendillon muselé des condamnés,
tu surmènes les salives de leurs statuaires.
Bastide aiguisée de sanctifiés,
tu dégaines le solive de ton sanctuaire.

Ainsi font la ronde des chiens écrasés au caniveau ensanglanté.

Pressurisation urbaine,